Plusieurs milliers de personnes ont rendu hommage à Périko Solabaria, samedi dernier, à Barakaldo, en Biscaye. Périko, né en 1930, (prêtre rouge dans sa jeunesse) est un homme qui est resté droit dans sa trajectoire et qui, jusqu'au dernier moment était au combat avec les opprimés de ce système capitaliste. Il était un des fondateurs du syndicat de classe basque LAB. Plusieurs fois élu conseiller municipal de sa ville Barakaldo et parlementaire de Herri Batasuna (unité populaire), il disait "c'est le peuple qui doit être à la mairie", c'est un homme honnête qui vient de disparaitre.

Il a lutté jusqu'au dernier moment et il laisse dans la tristesse une partie importante du peuple basque.

Avec ses 85 ans, il est resté jeune à ses idéaux, ceux de la libération sociale et nationale d'Euskal Herri. Il était de tous les combats et de toutes les solidarités : dans la rue, pour la lutte féministe, la jeunesse réprimée, la liberté d'expression, contre le racisme, etc.

Samedi 27 juin, à Barakaldo, ce fut un grand moment d'émotion et les larmes ont coulé sur bien des visages. C'était l'hommage du peuple basque, mais aussi d'ailleurs, de l'Etat espagnol et international.

Nous autres, occitans de Libertat étions aussi là, solidaires de la famille et de ce peuple en lutte. Au final de cet hommage, l'Internationale, l'Eusko Gudariak (hymne national de lutte basque), une chanson féministe et Santa Barbara (chanson de lutte des mineurs de la révolution des Asturies en 1934) ont été reprises le poing levé par les milliers de personnes présentes.

Des affiches et banderolles avec la photo de Periko était apposées un peu partout, avec la phrase "pero hay los que luchan todo la vida, estos son imprecindibles" (citation du Che, traduction : "... certains luttent toute la vie, ceux-ci sont indispensables").

Pour plus d'infos, voir Gara et Naïz

 

GORA EUSKADI SOZIALISTA!

GORA EUSKADI ASKATASUNA!

 Adiu et agur Periko !